REVUE DE PRESSE

 

"Médecine et Hygiène", 24 avril 2002.
Le Registre suisse des donneurs de moelle (RSDM) :

Un article exhaustif constituant un véritable rapport d'activité du RSDM. Avec seulement 18 265 donneurs inscrits (France: 108 000), le RSDM a fourni 183 greffons donnés par 161 donneurs (quelques seconds dons)depuis sa création en 1988. 97% des donneurs inscrits sur le RSDM sont typés en HLA ABDR contre 57% dans l'ensemble des registres internationaux. Depuis 1995, date du premier don de cellules souches périphériques (CSP), la proportion de don de CSP par rapport au don "classique" de moelle est en constante augmentation et, pour la première fois en 2001, les prélèvements de CSH se sont faits plus souvent en périphérie que dans l'os iliaque. Le recrutement des donneurs se fait principalement parmi les donneurs de
sang grâce à un partenariat avec le service de transfusion sanguine de la croix rouge suisse.Le recrutement cible les donneurs de 18 à 45 ans.


 


"Médecine et Hygiène" 24 avril 2002.
L'Immunothérapie des leucémies :

L'efficacité d'une greffe de moelle osseuse au cours d'une leucémie n'est pas seulement dûe au traitement intensif de conditionnement pré-greffe mais aussi à un effet "anti leucémie" du greffon injecté: c'est l'effet GVL, les lymphocytes injectés s'attaquent aux dernières cellules leucémiques restantes et les détruisent. Cet effet GVL
est le plus souvent, mais pas toujours, corrélé à un effet néfaste de la greffe, la GVH au cours de laquelle le greffon s'attaque aux cellules normales de l'hôte, parfois de façon mortelle. L'objet de cette revue est de présenter les utilisations actuelles en clinique de l'effet GVL.

1/ transfusion de lymphocytes du donneur après la greffe pour combattre les rechutes.Très efficace dans la LMC.Efficace dans la LLA si on ajoute
l'interleukine 2.
2/ les transplantations à conditionnement réduit: les "mini-greffes".Le conditionnement est minimal (peu de chimio, pas de radiothérapie). On injecte le greffon en espérant obtenir un effet GVL. On complète par des transfusions de lymphocytes du donneur à dose croissante. La limite actuelle rencontrée par cette technique est la grande fréquence des GVH chroniques.

Les questions actuelles :
1/ Peut-on "trier" les lymphocytes responsables de la GVL de ceux responsables de la GVH? Peut-être s'agit-il des CD4+ qui, quand ils sont sélectionnés,donnent moins de GVH.
2/ Peut-on identifier les antigènes cibles de la GVL? On pourrait alors (on en est loin aujourd'hui)imaginer une vaccination avec des cellules
dendritiques pulsées par l'antigène en cause, en situation autologue.


Suivent 3 articles sur le rôle bénéfique des lymphocytes "Natural Killer", les célèbres NK.


 


"Le quotidien du médecin" 15 mars 2002.
Greffe de Moelle: les lymphocytes NK améliorent la survie du greffon.

Chez l'homme, une étude portant sur 92 patients atteints de forme grave de leucémies, greffés d'un donneur haplo-identique (apparenté semicompatible),
montre que la survie est corrélée à l'injection, avec le greffon, de NK "alloréactifs" du donneur. Dans le groupe ayant reçu des NK non alloréactifs, la survie à 5 ans est de 5%. Dans le groupe ayant reçu des NK alloréactifs, la survie est de 60%.Cet effet très bénéfique ne s'est produit que pour les patients atteints d'une LMC. On observe l'effet protecteur des NK sur le rejet, sur la GVH et sur les rechutes. Par ailleurs, chez la souris, l'injection de ces NK alloréactifs avant la
greffe permettrait de diminuer (d'éviter?) la chimiothérapie et l'irradiation. Les auteurs concluent:l'administration de ces NK permet de prévenir la GVH
et de conserver dans le greffon les cellules T, donc de maintenir l'effet GVL tout en réduisant les complications infectieuses et tumorales.


 


"Le Concours médical" 23 mars 2002.
Greffe de moelle osseuse : les NK en renfort.

En plus de l'étude rapportée par "le quotidien du médecin", le "concours
médical rapporte une étude américaine chez la souris montrant que les
propres NK du receveur contribuent au succès de la greffe.


 


"Biotech info" 20 mars 2002.
Améliorer la greffe de moelle osseuse. Les NK.

idem.




"la recherche" avril 2002.
De la greffe à la thérapie cellulaire.

Une revue générale des problèmes posés par la greffe et des pistes actuelles d'avancée.
Le problème de la GVH. comment s'en affranchir? l'autogreffe: limites.
Les sources de cellules: moelle, CSP, Cordon.
La pureté en CSH du greffon: La sélection des CD34 ne doit pas éliminer
tous les lymphocytes car on se prive alors de la GVL.
La minigreffe.
La richesse du greffon: le prélèvement en CSP et l'expansion ex-vivo.
L'autogreffe et la thérapie génique: le succès mondial du Pr Fischer
(hopital Necker, Paris mars 2000) qui a guéri des "enfants bulles".
Enfin, renforcer l'effet des CSH en leur ajoutant des cellules mésenchymateuses, cellules du tissu de soutien de la moelle.


 


"Le Monde" 26 février 2002.
Le comité national d'éthique saisi sur les "bébés médicaments".

En Angleterre, un couple a obtenu l'autorisation de concevoir, par fécondation in vitro et sélection puis implantation d'un embryon HLA compatible, un enfant dont le sang de cordon recueilli lors de sa naissance servira à greffer son frère atteint d'une maladie hémétologique très grave. Cette technique est interdite en France.
Devant les demandes de dizaines de familles confrontées à l'absence de donneur pour leur enfant malade, désireuses de "programmer" la naissance d'un nouveau né compatible, le Pr René Frydman (Hop Antoine Béclère-Clamart) et Arnold Munich (Hop Necker, Paris)ont saisi le comité national d'éthique.


Mise en page le 25 mai 2002