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Qu’est-ce que la leucémie ?

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La leucémie est un cancer de la moelle osseuse. Elle est caractérisée par une prolifération anormale et incontrôlée des cellules de la moelle osseuse (cellules souches hématopoïétiques).

Les causes sont encore mal connues, hormis de très rares cas qui sont d’origine chimique et radiologique. La leucémie n’est ni héréditaire ni contagieuse.
Le diagnostic de leucémie découle souvent des résultats d’une prise de sang.

On peut classer les leucémies en fonction de :

  • leur rapidité d’évolution : leucémies aiguës, leucémies chroniques
  • la lignée cellulaire concernée : lymphoïde ou myéloïde

Les cellules souches hématopoïétiques se différencient en deux lignées : la lignée lymphoïde, à l’origine d’un certain type de globules blancs, les lymphocytes, la lignée myéloïde à l’origine d’autres globules blancs, les polynucléaires et les monocytes, mais aussi des globules rouges et des plaquettes. Selon la lignée concernée, il existe des leucémies lymphoïdes ou myéloïdes, chroniques ou aiguës.

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Les leucémies aigües

Elles touchent environ 5000 nouvelles personnes par an en France et atteignent particulièrement les enfants et les personnes âgées.

  • Leucémies aigües lymphoblastiques (LAL) : c’est la forme la plus répandue des leucémies chez l’enfant.
  • Leucémies myéloblastiques (LAM) : elles touchent en majorité les adultes (âge de survenue médian : 65 ans).

Les leucémies chroniques

Elles sont plus fréquentes chez les personnes âgées et bien que moins graves, sont longues à traiter et à guérir.
La leucémie myéloïde chronique (LMC) est le syndrome le plus fréquent, représentant 15 à 20% de l’ensemble des leucémies.

Les autres maladies du sang

Les lymphomes, le myélome, la maladie de Hodgkin, les myélodysplasies, les déficits immunitaires congénitaux, des anomalies héréditaires du sang (drépanocytose, ß-thalassémie).

Quel traitement pour les leucémies ?

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Le traitement se fait essentiellement par chimiothérapie en plusieurs cures dont chacune peut durer plus d’un mois en hospitalisation.

Les chimiothérapies ont pour but de nettoyer la moelle osseuse de toutes les cellules malades.

Si les traitements s’avèrent insuffisants ou en cas de rechutes, une greffe de moelle osseuse peut être envisagée.

Qu’est ce que la moelle osseuse ?

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La moelle osseuse est un tissu spongieux semi-liquide présent dans l’ensemble du squelette et plus particulièrement dans les os plats comme les os du bassin.

Il ne faut surtout pas confondre la moelle osseuse avec la moelle épinière, située à l’intérieur de la colonne vertébrale et dont la fonction principale est la transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps.

La moelle osseuse est indispensable à la vie

La moelle osseuse contient des milliards de cellules mères, les cellules souches hématopoïétiques, qui se renouvellent continuellement tout au long de la vie.

Elles sont à l’origine des cellules sanguines :

  • les globules rouges qui transportent l’oxygène
  • les globules blancs (ou leucocytes) : les neutrophiles qui luttent contre les infections ; les lymphocytes chargés de reconnaître et détruire tout élément étranger introduit dans l’organisme.
  • les plaquettes qui arrêtent les saignements.

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Qu’est ce que la greffe de moelle osseuse ?

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Différentes pathologies peuvent nécessiter à un moment donné le recours à un don de moelle osseuse pour une allogreffe (ou greffe allogénique) : donneur et receveur sont 2 individus distincts.

La greffe de moelle osseuse, c’est le remplacement des cellules souches hématopoïétiques (CSH) du malade par celles d’un donneur compatible en parfaite santé. Les cellules du donneur sont appelées le greffon.

La greffe de moelle osseuse est « techniquement » simple mais immunologiquement compliquée.
Il y a une condition absolue : la compatibilité HLA (Human Leucocytes Antigens).
Pour la meilleure chance de réussite d’une greffe, il est indispensable que le donneur et le receveur aient une identité génétique la plus proche possible.

Chaque personne possède sa propre « carte d’identité biologique » qui lui est transmise génétiquement : le système HLA. Ce système très complexe se compose de plusieurs marqueurs et n’a rien à voir avec le groupe sanguin.
C’est la similitude entre 2 cartes d’identité biologique qui détermine la compatibilité entre 2 personnes et donc la possibilité de faire une greffe.

En théorie, un malade a 1 chance sur 4 d’être compatible avec un frère ou une sœur, car il existe 4 possibilités différentes de distribution des antigènes HLA.
Lorsqu’il n’y a pas de donneur compatible dans la fratrie, il est nécessaire de trouver un donneur non apparenté compatible.
Le médecin greffeur fait appel alors au registre France Greffe de Moelle pour y rechercher, tant au niveau national qu’international, un donneur dont les caractéristiques génétiques sont aussi proches que possible de celles du malade.

La probabilité d’être compatible entre deux individus pris au hasard est très rare : 1 chance sur 1 million.

La greffe : un processus en plusieurs étapes :

1. La préparation de la greffe :

La première étape, pour le malade, est un traitement de « conditionnement », consistant en une chimiothérapie parfois associée à une radiothérapie. Ce conditionnement a pour finalité de détruire les cellules cancéreuses de la moelle du malade et aussi son système immunitaire afin d’éviter le rejet du greffon.

2. La greffe :

Le greffon contenu dans une poche de transfusion est administré par voie intraveineuse dans la circulation sanguine. Les cellules souches du greffon vont coloniser les os et prendre la place laissée libre par le conditionnement.

3. La période d’aplasie :

Ces cellules vont mettre plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant de proliférer et se différencier en cellules sanguines. Cette période est l’aplasie.
Pendant l’aplasie, les défenses immunitaires étant amoindries, il y a risque d’infection, ce qui nécessite l’isolement des malades dans une chambre à flux stérile et la prescription d’antibiotiques.

4. La reconstitution des cellules sanguines :

Les premières cellules à apparaitre sont les globules blancs :

  • les neutrophiles : 2 à 5 semaines après la greffe, leur présence indique que la greffe a pris et que les risques d’infection à bactéries et champignons sont amoindris.
  • les lymphocytes : environ 1 mois après la greffe mais ils ne sont pas aussitôt actifs ; ils doivent être éduqués, ce qui prend quelques mois au cours desquels persiste un risque d’infection par des virus et de réaction du greffon contre l’hôte (GvH) : les lymphocytes provenant du donneur reconnaissent les cellules du receveur comme « non-soi » et vont tenter de les détruire. Les lymphocytes attaquent principalement la peau, le tube digestif, les intestins et le foie. Un traitement préventif immunosuppresseur (antirejet) est administré pendant plusieurs mois après la greffe.

Pendant cette période le patient devra éviter d’être en contact avec des personnes malades et prendre des précautions d’hygiène.

Les globules rouges apparaissent au bout de 2 à 3 semaines, les plaquettes après un peu plus d’un mois.