2012 : 3 projets soutenus pour un montant total de 82 000 €

- Professeur Ibrahim YAKOUB-AGHA : Service des Maladies du sang, CHRU de Lille.

« Déplétion sélective partielle des greffons en lymphocytes T CD4+CCR7+ dans l’allogreffe de cellules souches hématopoïetiques pour une leucémie aïgue. »

  • Objectif : Limiter la survenue de la réaction du greffon contre l’hôte.
  • Projet : Les lymphocytes sont des cellules immunitaires très hétérogènes et composées de plusieurs sous populations. Nos premiers travaux, à Lille, publiés en 2006 ont montré que les receveurs ayant reçu un pourcentage élevé d’une sous population lymphocytaire particulière (lymphocytes T CD4+/CCR7+) développent plus souvent une GVH aiguë. A partir de ces données, notre but était de pouvoir réaliser des allogreffes en injectant des greffons appauvris en cette sous population de lymphocytes T CD4+/CCR7+ pour limiter la survenue de la GVH2. L’appauvrissement des greffons en cette population lymphocytaire est une manipulation réalisable et faisable sur le plan technique. Avant de proposer ce protocole thérapeutique aux patients, il nous a été indispensable d’évaluer au laboratoire l’absence d’effets secondaires liés à la manipulation du greffon et notamment de vérifier que les lymphocytes restant dans le greffon continuent à faire leur travail chez le receveur pour le défendre contre les infections et maintenir sa leucémie en rémission.
  • Avancée : Trois articles ont été soumis à des journaux internationaux et reconnus par la communauté scientifique.
  • Prochaines étapes : Nous continuons nos recherches dont le but est de pouvoir à terme guérir les malades par l’allogreffe tout en limitant au maximum les effets secondaires

- Pr Hugues de THE : Unité de Pathologie moléculaire et Virologie, Institut Universitaire d’Hématologie, Hôpital saint Louis, Paris.

« Mutations du gène TP53 et résistance au traitement dans les syndromes myélodysplasiques (SMD). »

  • Objectif : Impact de la mutation d’un gène suppresseur de tumeur sur la réponse aux traitements des différents types de syndromes myéloprolifératifs (SMD). Les syndromes myélodysplasiques (SMD) sont des affections de la moelle osseuse aboutissant à un déficit en globules rouges, globules blancs et plaquettes, exposant ainsi les patients à des infections récurrentes et à la nécessité de transfusions régulières en globules rouges et en plaquettes. Parmi les SMD, 30 % se transforment en leucémie aigüe. L’étude cherche à voir l’impact de la mutation du gène TP53 responsable de la production de protéine p53, sur son rôle de chef d’orchestre de nombreux autres gènes et sa réponse aux traitements.
  • Projet : L’analyse a consisté à analyser une cohorte de patients atteints de SMD et de relever la mutation du gène TP53. Puis, d’explorer l’impact de ces altérations de TP53 sur la réponse aux traitements. Ceci a permis d’identifier les mutations du gène TP53 à l’origine de la non fonctionnalité de cette protéine, sur des échantillons biologiques issus de patients atteints de SMD. Enfin, un recueil des données cliniques des patients et leur corrélation à la réponse aux différents traitements a été réalisé.
  • Avancées : Ces travaux nous ont, d’ores et déjà, permis de montrer que les altérations du gène TP53 ne modifient pas la réponse à l’azacitidine dans les SMD de haut risque. En revanche, nous avons confirmé que la présence de ces mutations était associée à un plus mauvais pronostic avec une survie moins longue des patients. Un article reportant ces résultats est actuellement en cours de publication.

- Pr Jean SOULIER : Unité de Pathologie moléculaire et Virologie, Institut Universitaire d’Hématologie, Hôpital saint Louis, Paris.

« Profilage génomique et fonctionnel de la progression tumorale dans les leucémies aïgues lymphoblastiques T. »